Gyotaku (魚 拓, Gyo: poisson et Taku: empreintes, traces) consistait à l'origine à prendre l'empreinte  d'un poisson sur un support souple tel que du papier de riz.
La prise d'empreinte est une longue tradition asiatique mais la prise d'empreintes de poissons (gyotaku)est une tradition japonaise..

Elle a d'abord été utilisée par les pêcheurs japonais pour commémorer leurs prises surtout lorsqu'elle était exceptionnelle ou lors d'un concours organisé par des samurais.
Sur le gyotaku, le pêcheur indiquait son nom, le nom du poisson, son poids, la date et le lieu.

Les gyotaku les plus anciens et les plus célèbres datent de 1862

Méthode directe

Il s'agit d'une évolution de la méthode traditionnelle principalement par l'introduction de la couleur.

le poisson est peint à l'aquarelle ou à l'acrylique ou à l'huile et l'empreinte est prise en appliquant un papier de riz (washi) ou un chiffon sur le poisson.

C'est une façon de travailler très rapide. Le temps maximum pour peindre le poisson et prendre l'empreinte est de 40 minutes.Elle nécessite un travail de préparation du poisson et le résultat présente toujours une part d'imprevus. Le rendu est très spontané. .

Le chef de file de cette école est le maître Masatsu Matsunaga. Son association Takuseikai (http://takuseikai.com/) porte ses messages, dont les plus importants sont - à part l'oeil, on ne retouche pas une empreinte  prise

-la méthode directe est la seule qui respecte la tradition japonaise

 

Méthode indirecte:

Développée par le maître Koyoo Inda dans les années 40,elle correspond à une adaptation pour le poisson d'une technique largement utilisée en Asie: la prise d'empreinte par frottage..Elle consiste à préparer le poisson et à le recouvrir d'un support souple et à appliquer les couleurs à l'aide de tampons en tapotant doucement pour révéler les détails du poisson. Le principe de cette technique est simple et connu pour prendre des empreintes de bas-reliefs par exemple, des feuilles, des pièces de monnaie.Elle est beaucoup plus longue que la méthode directe, mais il n'y a aucune incertitude dans le rendu.

Plusieurs maîtres japonais contribuent beaucoup au développement de cette méthode: Boshu Nagace, Shisyu Fujita, Yamamoto Mineo, Rytara Ono