Marc Porrini

 

Vers l'art du gyotaku   

Artiste peintre aquarelliste, originaire de l’est de la France, Marc Porrini a rencontré la Bretagne, ses pêcheurs et l’océan il y a une trentaine d’années. Il s’est d’abord installé à la pointe du raz et depuis 2005 sur la presqu’île de Quiberon.
Il a été interpellé par l’art du gyotaku (tableaux à partir d’empreintes de poissons)à la lecture d’un article dans un magazine sur la Bretagne dans le milieu des années 2000.Il a tout d'abord cherché à reproduire la technique traditionnelle directe mais en l’adaptant à l’aquarelle.  

C'est lors d'une exposition à la Maison du Phare de Port Haliguen qu'un touriste japonais  en vacances à Quiberon,est entré en contact avec lui...son père  pêcheur respectait cette tradition.

Cette rencontre a été déterminante et il est allé au Japon pour comprendre cette démarche et cet art.

Il a travaillé la méthode  indirecte avec utilisation d'encres de couleurs  sur tissus(soie,coton,polyester) ou papiers(wahi) auprés du Maitre japonais Mineo Ryuka Yamamoto et  a reçu de ses mains en 2016 le titre de « maitre » au Japon  pour cet art sous le nom d’artiste japonais« MARUKU »(マルク).

Il a rencontré à Osaka en 2018 le maitre Masatsu Matsunaga qui pratique,développe et enseigne la méthode directe et il  travaille aujourd'hui  cette méthode en étroite collaboration avec lui.

Cette dernière rencontre l'a conduit à organiser "Quiberon gyotaku week 2019",premières rencontres internationales de gyotaku en Europe dont le maitre Masatsu Matsunaga était l'invité d'honneur.

Il est membre agréé de l’Académie des Arts et sciences de la Mer et médaillé Arts Sciences et Lettres.

Il est inscrit à la Maison des Artistes sous le numéro d'ordre:P872794

iQuelles techniques?

Les supports qu'il utilise pour ses gyotakus sont principalement   le papier de riz ,le polyester ou la soie  et varient en fonction de la technique utiliséeée(directe ou indirecte),la nature du poisson et de l'effet désiré afin de restituer au mieux l’empreinte du poisson

Pour les empreintes sur papier de riz,ce support est soit  doublé d’une autre  feuille de papier de riz  et ensuite encollé avec une colle de fabrication traditionnelle (mélange de farine et eau) sur un support rigide ,soit doublé sur papier d'aquarelle .Il peut  ensuite ainsi être encadré. L’empreinte est parfois fixée sur un tissu de coton façon « kakémono ».

 

Pour les empreintes sur tissu polyester ou soie,,le tableau est soit  encadré posé sur un tissu "moleton",soit collé sur papier d'aquarelle avant d'être encadré.

 

Les empreintes de poissons sont parfois accompagnées d'empreintes d'algues ou de calligraphies